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Le site industriel rue des Grands Mortiers est une friche culturelle occupée depuis 2001 par la Compagnie Off et le pOlau – pôle des arts urbains.
En cours de réhabilitation, il sera inauguré en janvier 2015.
Son nom, le Point H^UT, fait écho à sa tour de 22 mètres qui s’élèvera depuis le hangar central.
Le 18 et 19 février 2014 a eu lieu une rencontre entre artistes visant à penser la ville du futur à l’horizon 2032 (« Du virtuel au vivant, la ville aux mains des artistes »).
En marge du projet « Objectif 2032 », (co-porté par le Festival d’AurillacHorsLesMurs et le pOlau …) j’ai filmé l’Action Painting d’Antoine Bonnet Alias « Kik », (membre du Graffiti Research Lab (France) et de la Brigade Neurale) en plein bombardement d’une façade du chantier.

Pour voir le projet original c’est ici :

Et le mode d’emploi est là :
http://graffitiresearchlab.fr/dl/Throwie.pdf

Amusez-vous bien !
^_^

Le Nid-de-Poule Cracking (voir ma petite gallerie : https://sayf.wordpress.com/urban-hacking/nid-de-poule-cracking ) est un nouveau jeu exploitant une faille de sécurité urbaine.
Je vous invite à lire ce petit billet publié sur le site du Collectif Citoyen Métèques & Aliens.
http://cc-meta.cc/2014/01/13/nid-de-poule-cracking/
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?? Vous êtes encore là ? Allez ! Ouste !

King’ Cross by Sayf. 2008.

King’ Cross, London, UK, 2008.

Depuis quelques mois, je suis les aventures de deux blogueuses très sympas expatriées à Detroit dans le Michigan (et là tu te dis : il est gentil mais il fait comment ? ).
Clique ici mon copain ! http://detroitjetaime.com/
J’ai tellement eu d’échanges avec elles sur Twitter et Facebook que j’ai complètement oublié d’en faire un billet.
1 – Ce n’est pas galant.
2 – Elles méritent bien mieux qu’un article dans Le Monde, le HuffPost ou les Inrocks.
3 –
Je les ai trouvées AVANT (héhéhé) Usbek & Rica ( ce qui signifie que j’ai enfin la cool credibility et que mes lectures sont plus belles que vos bruits…) et AVANT Glamour Magazine ( je me laisse pousser les cheveux ! y’a quoi ? )
Donc je suis dans l’obligation de faire mon mea culpa…

^_^
Nora Mandray et Hélène Bienvenu préparent un documentaire interactif sur le DIY (Do It Yourself), la bidouille urbaine et la débrouille des habitants.
Le lieu donc c’est Detroit, ville ravagée par le chômage, la crise et la mort des services publics.
Si vous aimez les fermes urbaines, le vélo et le hacking comme moi alors vous allez aimer le projet de ces fraîches surdouées du journalisme (Sciences Po, école de cinéma de l’UCLA, plusieurs langues dans le cerveau et je m’arrête là car si vous voulez leur CV, je serais encore en train d’écrire cet article demain…).


Voici une ITW de Grace lee Boggs, une petite dame rigolote de 66 ans mon ainée !
J’ai 31 ans…donc :


Vous avez trouvé, elle à 97 ans.
Arrivée à Detroit en 1953, elle à vu la population passer de 2 millions d’habitants à 713 777 aujourd’hui ! Elle nous parle de chats morts, de terrains vagues, de survival, de justice réparatrice et des prisonniers de la machine.
C’est sous-titré en français donc… enjoy !

« Dans les ruines de l’ancien monde se bâtit la société de demain », vous pouvez lire sur le blog de mon ami 2.0 Matthieu Duperrex (« urbain-trop-urbain » ) une description du projet ainsi qu’un appel à contribution via le site Kickstarter, pour faire cracher votre carte bancaire dans la joie et la bonne humeur ! (si, si ! )
C’est ici : Détroit je t’aime, ou la révolution urbaine «DIY».

Sources : http://detroitjetaime.com // Facebook // Twitter.

Depuis 1996, Julien « Seth » Malland , peintre globe-trotter, auteur, éditeur, illustrateur, graphiste réalise des fresques figuratives et des carnets de voyage/collages magnifiques.
A l’occasion du festival  Mix’terres (N°6) qui s’est déroulé à Blois et par l’intermédiaire de mon ami « Le Mouchard » j’ai pu le rencontrer et échanger quelques mots en explosant au passage la théorie des six degrees of separationcar nous n’avions pas une connaissance et des lieux improbables (usines désaffectés, terrains vagues…) en commun mais des dizaines, datant de la fin des années 90 et à 200 km de distance. Pour ma part j’estime que dans le milieu du graffiti, la pensée de Frigyes Karinthy est obsolète et le degré de séparation qui nous connecte à un autre writer tombe à 3 sur la planète Terre et à 1 dans une ville de moins de 100 000 habitants…
C’est une chose de rencontrer un illustre peintre de rue, s’en est une autre de s’apercevoir qu’il est de plus l’auteur d’une série de livres sur le graffiti les plus vendus en France ( Kapital, Wasted Talent…). N’ayant pas la télévision (NOTV Turn It Off) je ne savais pas non plus qu’il était présentateur de l’émission « Les nouveaux explorateurs » sur Canal+ et qu’il avait parcouru le monde à la recherche des murs perdus ( voir à ce sujet, Globe-painterprix spécial du jury au festival du carnet de voyage de Clermont-ferrand 2007 ainsi que Tropical Spray sur ses peintures au Brésil ). Et comme ici nous aimons tous les pêcheurs de rue, les voyageurs et les artisans, voici quelques photographies de son énorme fresque (crédit photo : Stéphanie Hubert) suivi d’une petit entretien que nous avons eu quelques jours plus tard.


Blois, France.
Juin 2012.

Sayf : En 2003, tu décides de voyager sept mois dans des dizaines de pays et sur trois continents, le graffiti comme leitmotiv. Tu remplis donc tes carnets de voyage et décide d’en faire un livre « Globe-Painter » (sorti en 2007) qui va devenir un véritable concept chez toi.

Seth : Non, je suis d’abord parti pour voyager, pas spécialement pour peindre. Mais n’étant pas satisfait de ma condition de touriste, j’ai décidé d’orienter mon voyage vers ma passion, la peinture et le graffiti. Meilleurs moyens pour moi de rencontrer, échanger. Connaître et découvrir ces pays de façon différente.
Une manière de voyager plus dans l’échange que dans la contemplation.
Ensuite grâce à la masse de matière que j’avais ramené : carnets, photos, documents, textes j’ai voulu partager ces expériences dans livre Globe-painter, qui réunissait l’idée de peinture publique et de voyage.

Sayf : Donc, le Globe-Painter c’est l’inverse du Local-Painter, je pense au Pixaçãos de São Paulo ou même à la scène de NY et de Philadelphie, voir aux graffitis de gangs. Est ce que le blaze à de l’importance dans ta démarche ou portes-tu un message particulier avec tes œuvres ?

Seth : Ce n’est pas l’inverse c’est différent. Une autre façon d’utiliser les murs. Non pas pour écrire mon nom. Je n’ai pas les problèmes et les attentes d’un pixador de São Paulo ou d’un gamin du Bronx. Pour moi la peinture n’est pas un moyen de marquer un territoire, dire au monde que j’existe ou me révolter contre un système. La peinture c’est pour moi rencontrer, communiquer, échanger. Par contre tout comme le taggueur, le pixador ou le Cholos de L.A, j’ai le même besoins en m’appropriant un espace, de m’ancrer dans mon présent et dans un environnement, le plus librement possible.

Sayf : Il existe une scène internationale « d’illustrateurs de rue » comme « Blu » (Italie) et « Escif » (Espagne), pourtant les institutions culturelles ont encore du mal à intégrer ce travail dans une politique urbaine à grande échelle. Selon toi, c’est le support qui en est la cause ou l’outil « Bombe » ? Est ce que les décideurs considèrent ces peintures comme du 3e Art (Peinture) ou du 9e Art (Bande dessinée) donc moins prestigieuses à leurs yeux ?

Seth : Je ne sais pas. Au contraire je trouve que dans le monde entier, à part peut-être ici en France ou la politique culturelle qui se dit si ouverte est pourtant une des plus conservatrice qui soit, la réalisation de grands murs se multiplie. Il n’y a qu’à regarder les blogs de Blu, Os gemeos, Aryz etc… Ils n’arrêtent pas de peindre partout. C’est un phénomène mondial qui a du mal à prendre chez nous parce que justement nous faisons ce genre de distinction 3e Art ou 9e je ne sais pas. C’est de la peinture publique c’est tout.

Sayf : On sent depuis 2008, un nouveau « Seth » émerger, avec un style beaucoup plus fin et affirmé Comme si Hayao Miyazaki s’était perdu entre la France et le Brésil. On retrouve la découverte de l’environnement par l’enfant, l’innocence subversive, « Ponyo sur la falaise » une référence ?

Seth : Oui j’adore Myazaki, mais je n’ai pas vu Ponyo. Mes voyages m’ont formé et m’ont donné les clefs de ce que je fais aujourd’hui. Ne pas mettre de barrière entre art premier et art contemporain. Mais surtout l’ouverture vers d’autres cultures. Cette ouverture m’a également remis en question et permis d’accepter mon identité. J’ai une culture française, un style illustratif qui peut se rapprocher des bd ou des livres que j’ai lu, des tableaux qui m’ont marqués, d’Hergé, à Mœbius en passant par Magritte ou Klimt, et c’est grâce à cette base que je m’ouvre aujourd’hui aux autres et les intègre à mon imaginaire.
Le thème de l’enfance s’est imposé de lui-même, une recherche de pureté, une incarnation de la créativité et de l’espoir, dans un monde de plus en plus dominé par la bêtise et l’aliénation.

Sayf : Si les studios Ghibli t’appelent demain pour un projet, tu es opérationnel ou tu préfères produire seul et rester indépendant ?

Seth : Non j’y cours ! travailler avec le maître ! quelle chance…

Sayf : Des urbanistes lisent cet entretien, tu as un petit mot à leur dire au sujet de l’impacte de tes peintures sur la population et notamment des enfants ? Dans quelle mesure serait-il possible en amont de penser l’illustration citadine ?

Seth : J’ai envie de dire aux urbanistes : « Laissez nous faire !  » Arrêtez de penser pour les autres. Les urbanistes ont construit des cités dégueulasses parce qu’adeptes de Le Corbusier. Aujourd’hui ils veulent se rattraper en pensant des espaces et des villes plus vivables et veulent tout contrôler jusqu’aux murs privés.
Faites vos expériences urbanistiques, mais laissez nous les murs. Il ne faut pas penser l’illustration citadine, il faut juste nous donner un peu d’espace pour créer.

Sayf : Ta peinture à Orléans (Fleury-les-Aubrais) est fantastique, ton passage à Blois pour la plus grande fresque de ta vie à été un grand succès, en 2013 tu viens à Tours pour boucler ton trip Région Centre ? Quels sont tes projets ?

Seth : Je reviens d’Ukraine où je viens de tourner un documentaire. Je vais continuer mon tour du monde. Je prépare une exposition sur toile, et j’ai un livre de prévu en décembre qui retrace tous ces voyages. Et puis après on verra, j’attends toujours des projets de grandes peintures. Pourquoi pas Tours…

Sayf : Merci à toi, c’est le temps des politesses, aurais-tu l’obligeance de balancer un Big Up ?

Seth : Je ne suis pas très Big Up. Mais Big up à ceux qui rêvent encore.

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Je vous invite à aller checker les oeuvres de Seth ici : http://www.globepainter.com , ainsi qu’à vous procurer ses différents livres aux éditions alternatives.

Depuis 1993, il peint le paysage urbain des grandes banlieues modernes (Post 1960) à partir de photographies qu’il réalise lors de ses voyages.
Yves Bélorgey se focalise sur un problème de l’architecture fonctionnaliste qui, à partir de Le Corbusier et du Bauhaus, va s’universaliser pour aboutir à la constitution des grands ensembles résidentiels « révolutionnaires ».
~ « C’était comme si je peignais des documents. Je cherchais des objets neutres, que je photographiais. Des objets modernes, sans qualité, mais dans lesquels je trouvais des qualités. »

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La finesse de ses representations s’inspire des peintres de ’vedute’ ou de ruines de la fin du XVIIIe siècle tels que Giovanni Pannini ou Hubert Robert. Du premier, il retient « sa science de l’espace », du second, « la fluidité de sa vision ». Il nous projette en tant qu’habitant dans ces tableaux immenses (240 x 240 cm) où la figure humaine est abstraite, nous sommes au centre de ces grands ensembles comme des survivants, sur « la route »…

Yves Bélorgey né en 1960 expose depuis 1983, alternant séjours en Allemagne et en France. Son travail est représenté dans de nombreuses collections institutionnelles.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter ce PDF réalisé par la Gallerie Xippas >> Yves Bélorgey ( Dossier de presse )

Bon, comme c’est la reprise (oui, je sais, presque 8 mois sans rien poster…Humain, trop humain…) et que j’en suis aux échauffements/étirements, je me suis dit qu’une petite dédicace à un site web que j’ai vraiment apprécié en 2011, serait de circonstance !
Urbain, trop urbain (site fondé en 2010) nous offre une belle brochette d’articles qui agitent les neurones sur la mutation des villes occidentales.
Et comme je vous conseille d’ajouter à vos pages FB favorites celle-ci ! et à votre flux Twitter cela
Je me dois de vous signaler ce billet sur les 12 articles les plus lus de l’année passée. 

 

 

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