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Depuis 1996, Julien « Seth » Malland , peintre globe-trotter, auteur, éditeur, illustrateur, graphiste réalise des fresques figuratives et des carnets de voyage/collages magnifiques.
A l’occasion du festival  Mix’terres (N°6) qui s’est déroulé à Blois et par l’intermédiaire de mon ami « Le Mouchard » j’ai pu le rencontrer et échanger quelques mots en explosant au passage la théorie des six degrees of separationcar nous n’avions pas une connaissance et des lieux improbables (usines désaffectés, terrains vagues…) en commun mais des dizaines, datant de la fin des années 90 et à 200 km de distance. Pour ma part j’estime que dans le milieu du graffiti, la pensée de Frigyes Karinthy est obsolète et le degré de séparation qui nous connecte à un autre writer tombe à 3 sur la planète Terre et à 1 dans une ville de moins de 100 000 habitants…
C’est une chose de rencontrer un illustre peintre de rue, s’en est une autre de s’apercevoir qu’il est de plus l’auteur d’une série de livres sur le graffiti les plus vendus en France ( Kapital, Wasted Talent…). N’ayant pas la télévision (NOTV Turn It Off) je ne savais pas non plus qu’il était présentateur de l’émission « Les nouveaux explorateurs » sur Canal+ et qu’il avait parcouru le monde à la recherche des murs perdus ( voir à ce sujet, Globe-painterprix spécial du jury au festival du carnet de voyage de Clermont-ferrand 2007 ainsi que Tropical Spray sur ses peintures au Brésil ). Et comme ici nous aimons tous les pêcheurs de rue, les voyageurs et les artisans, voici quelques photographies de son énorme fresque (crédit photo : Stéphanie Hubert) suivi d’une petit entretien que nous avons eu quelques jours plus tard.


Blois, France.
Juin 2012.

Sayf : En 2003, tu décides de voyager sept mois dans des dizaines de pays et sur trois continents, le graffiti comme leitmotiv. Tu remplis donc tes carnets de voyage et décide d’en faire un livre « Globe-Painter » (sorti en 2007) qui va devenir un véritable concept chez toi.

Seth : Non, je suis d’abord parti pour voyager, pas spécialement pour peindre. Mais n’étant pas satisfait de ma condition de touriste, j’ai décidé d’orienter mon voyage vers ma passion, la peinture et le graffiti. Meilleurs moyens pour moi de rencontrer, échanger. Connaître et découvrir ces pays de façon différente.
Une manière de voyager plus dans l’échange que dans la contemplation.
Ensuite grâce à la masse de matière que j’avais ramené : carnets, photos, documents, textes j’ai voulu partager ces expériences dans livre Globe-painter, qui réunissait l’idée de peinture publique et de voyage.

Sayf : Donc, le Globe-Painter c’est l’inverse du Local-Painter, je pense au Pixaçãos de São Paulo ou même à la scène de NY et de Philadelphie, voir aux graffitis de gangs. Est ce que le blaze à de l’importance dans ta démarche ou portes-tu un message particulier avec tes œuvres ?

Seth : Ce n’est pas l’inverse c’est différent. Une autre façon d’utiliser les murs. Non pas pour écrire mon nom. Je n’ai pas les problèmes et les attentes d’un pixador de São Paulo ou d’un gamin du Bronx. Pour moi la peinture n’est pas un moyen de marquer un territoire, dire au monde que j’existe ou me révolter contre un système. La peinture c’est pour moi rencontrer, communiquer, échanger. Par contre tout comme le taggueur, le pixador ou le Cholos de L.A, j’ai le même besoins en m’appropriant un espace, de m’ancrer dans mon présent et dans un environnement, le plus librement possible.

Sayf : Il existe une scène internationale « d’illustrateurs de rue » comme « Blu » (Italie) et « Escif » (Espagne), pourtant les institutions culturelles ont encore du mal à intégrer ce travail dans une politique urbaine à grande échelle. Selon toi, c’est le support qui en est la cause ou l’outil « Bombe » ? Est ce que les décideurs considèrent ces peintures comme du 3e Art (Peinture) ou du 9e Art (Bande dessinée) donc moins prestigieuses à leurs yeux ?

Seth : Je ne sais pas. Au contraire je trouve que dans le monde entier, à part peut-être ici en France ou la politique culturelle qui se dit si ouverte est pourtant une des plus conservatrice qui soit, la réalisation de grands murs se multiplie. Il n’y a qu’à regarder les blogs de Blu, Os gemeos, Aryz etc… Ils n’arrêtent pas de peindre partout. C’est un phénomène mondial qui a du mal à prendre chez nous parce que justement nous faisons ce genre de distinction 3e Art ou 9e je ne sais pas. C’est de la peinture publique c’est tout.

Sayf : On sent depuis 2008, un nouveau « Seth » émerger, avec un style beaucoup plus fin et affirmé Comme si Hayao Miyazaki s’était perdu entre la France et le Brésil. On retrouve la découverte de l’environnement par l’enfant, l’innocence subversive, « Ponyo sur la falaise » une référence ?

Seth : Oui j’adore Myazaki, mais je n’ai pas vu Ponyo. Mes voyages m’ont formé et m’ont donné les clefs de ce que je fais aujourd’hui. Ne pas mettre de barrière entre art premier et art contemporain. Mais surtout l’ouverture vers d’autres cultures. Cette ouverture m’a également remis en question et permis d’accepter mon identité. J’ai une culture française, un style illustratif qui peut se rapprocher des bd ou des livres que j’ai lu, des tableaux qui m’ont marqués, d’Hergé, à Mœbius en passant par Magritte ou Klimt, et c’est grâce à cette base que je m’ouvre aujourd’hui aux autres et les intègre à mon imaginaire.
Le thème de l’enfance s’est imposé de lui-même, une recherche de pureté, une incarnation de la créativité et de l’espoir, dans un monde de plus en plus dominé par la bêtise et l’aliénation.

Sayf : Si les studios Ghibli t’appelent demain pour un projet, tu es opérationnel ou tu préfères produire seul et rester indépendant ?

Seth : Non j’y cours ! travailler avec le maître ! quelle chance…

Sayf : Des urbanistes lisent cet entretien, tu as un petit mot à leur dire au sujet de l’impacte de tes peintures sur la population et notamment des enfants ? Dans quelle mesure serait-il possible en amont de penser l’illustration citadine ?

Seth : J’ai envie de dire aux urbanistes : « Laissez nous faire !  » Arrêtez de penser pour les autres. Les urbanistes ont construit des cités dégueulasses parce qu’adeptes de Le Corbusier. Aujourd’hui ils veulent se rattraper en pensant des espaces et des villes plus vivables et veulent tout contrôler jusqu’aux murs privés.
Faites vos expériences urbanistiques, mais laissez nous les murs. Il ne faut pas penser l’illustration citadine, il faut juste nous donner un peu d’espace pour créer.

Sayf : Ta peinture à Orléans (Fleury-les-Aubrais) est fantastique, ton passage à Blois pour la plus grande fresque de ta vie à été un grand succès, en 2013 tu viens à Tours pour boucler ton trip Région Centre ? Quels sont tes projets ?

Seth : Je reviens d’Ukraine où je viens de tourner un documentaire. Je vais continuer mon tour du monde. Je prépare une exposition sur toile, et j’ai un livre de prévu en décembre qui retrace tous ces voyages. Et puis après on verra, j’attends toujours des projets de grandes peintures. Pourquoi pas Tours…

Sayf : Merci à toi, c’est le temps des politesses, aurais-tu l’obligeance de balancer un Big Up ?

Seth : Je ne suis pas très Big Up. Mais Big up à ceux qui rêvent encore.

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Je vous invite à aller checker les oeuvres de Seth ici : http://www.globepainter.com , ainsi qu’à vous procurer ses différents livres aux éditions alternatives.

~ Via The Funambulist ~

Rikers Island in New York City

Prison Map is a project developed by Josh Begley, a graduate student studying Interactive Telecommunications at New York University. Thanks a small script and geo-coordinates, he obtained a google earth snapshot of each of the 4,916 incarceration facilities in the United States. Let’s recall here that a bit less than 2.5 millions people are living in prison in this country. Such a project illustrates therefore a sort of hidden urbanism in which 0.8% of the American population live for a given time. Of course, these photographs are interesting to observe the architecture of incarceration, but more importantly in my opinion, is the relationship they develop with their direct environment as they illustrate a geography of exclusion.

Many of these facilities use the obvious strategy of remoteness to engage this will of exclusion. In this regard, from the cartographic point of view, they often ironically appear similar to European palaces with well-ordered classical plans. Others are situated on islands (like Rikers in New York) or piers in order to use water as a buffer zone between the included society and the excluded one. Finally, others are situated in the center of some cities like the Metropolitan Correctional Center in Chicago (see previous post) or the Brooklyn Detention Complex using the verticality of their architecture to implement the exclusionary status.

The page Prison Map is only displaying 700 facilities for convenience reasons but the 4,216 others can be seen by following this link. Josh Begley also have another page entitled Prison Count which establishes a photographic inventory of California State Adult Prisons.

<< Léopold Lambert.

Check this : http://prisonmap.com

China : The Express Rail Link – West Kowloon Terminus, ( connecting Hong Kong to Guangzhou & Shenzhen ) when completed in 2015, will be the world’s largest underground high-speed rail station, occupying a huge 43 hectares  !
Designed by Andrew Bromberg of international architecture studio Aedas, the terminal will be prepared with 15 tracks for high-speed trains reaching maximum speeds of 124 mph (200 km/h).
The Hong Kong Section of the high-speed rail will shorten the journey time between Hong Kong and Guangzhou significantly from about 100 minutes to 48 minutes.

As a « gateway » to Hong kong, the WKT will function more like an international airport than a rail station.

The converging tracks coming into the terminus station becomes a metaphor for Hong Kong’s own converging forces. A large “Civic Square” opens up toward the cultural district and is defined on the other side with its own outdoor performance amphitheatre.

This undulating building will change the city’s face; the structure’s roof line acts as dynamic-shaped pedestrian trails alongside green spaces ( Highly Vegetated Sculpture Garden ).



The Aedas global network provides consultancy services in architecture, interior design, masterplanning, lan
dscape, urban design and building consultancy in Asia, the Middle East, Europe and the Americas.

Sources >> Aedas.com
Japan-Architect.Co
 +  Andrew Bromberg

Depuis 1993, il peint le paysage urbain des grandes banlieues modernes (Post 1960) à partir de photographies qu’il réalise lors de ses voyages.
Yves Bélorgey se focalise sur un problème de l’architecture fonctionnaliste qui, à partir de Le Corbusier et du Bauhaus, va s’universaliser pour aboutir à la constitution des grands ensembles résidentiels « révolutionnaires ».
~ « C’était comme si je peignais des documents. Je cherchais des objets neutres, que je photographiais. Des objets modernes, sans qualité, mais dans lesquels je trouvais des qualités. »

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La finesse de ses representations s’inspire des peintres de ’vedute’ ou de ruines de la fin du XVIIIe siècle tels que Giovanni Pannini ou Hubert Robert. Du premier, il retient « sa science de l’espace », du second, « la fluidité de sa vision ». Il nous projette en tant qu’habitant dans ces tableaux immenses (240 x 240 cm) où la figure humaine est abstraite, nous sommes au centre de ces grands ensembles comme des survivants, sur « la route »…

Yves Bélorgey né en 1960 expose depuis 1983, alternant séjours en Allemagne et en France. Son travail est représenté dans de nombreuses collections institutionnelles.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter ce PDF réalisé par la Gallerie Xippas >> Yves Bélorgey ( Dossier de presse )

Bon, comme c’est la reprise (oui, je sais, presque 8 mois sans rien poster…Humain, trop humain…) et que j’en suis aux échauffements/étirements, je me suis dit qu’une petite dédicace à un site web que j’ai vraiment apprécié en 2011, serait de circonstance !
Urbain, trop urbain (site fondé en 2010) nous offre une belle brochette d’articles qui agitent les neurones sur la mutation des villes occidentales.
Et comme je vous conseille d’ajouter à vos pages FB favorites celle-ci ! et à votre flux Twitter cela
Je me dois de vous signaler ce billet sur les 12 articles les plus lus de l’année passée. 

 

 

Les photographies de Dom Garcia s’inscrivent dans un style documentaire comme je le conçoit depuis 2005 (Dormitorium).
Les immeubles sont comme des entités uniques,  photographiés frontalement, comme un portrait, dans une sorte d’intimité avec le sujet.
Nous archivons les zones, les rues et les bâtisses pour les générations futures, sans fioriture, tel des cartes postales datant des années 60-70.

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Dom Garcia

The city scape of Ephemicropolis was an installation by the artist Peter Root.
100,000 Staples duuuuude !!
Stacks of staples were broken into varying sizes from full stacks about 12cm high down to single staples.
These stacks were then stood up and arranged over a period of 40 hours.



http://www.peterroot.com/

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