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Design

Pour explorer le champ des possibles, le bricolage est la méthode la plus efficaceécrivait Hubert Reeves ( L’Espace prend la forme de mon regard ).

En matière de bricolage et d’exploration, il n’y a pas de méthode unique pour commencer à utiliser nos petites mains connectées à notre mega-chouette cortex.
Visiblement, la toute fraîche association « Open Bidouille » a intégré ce concept astrophysique, certainement influencée par deux xénomorphes rescapées du crash d’un OWNI tant regretté.

Owni-that's all folks

Si on peut plus camper sous les étoiles sans faire tomber un bidouilleur. Il va nous en arriver des pleines brouettes !

Samedi 16 février, au FacLab de Gennevilliers ( Université de Cergy-Pontoise ) pour le premier anniversaire de ce repère de makers, avait lieu la deuxième édition de l’Open Bidouille Camp, grande fête de la débrouille inspirée des Maker Faire états-uniens.
Au menu de la formule, des ateliers gratuits en veux-tu en voilà consacrés au DIY (Do It Yourself), recettes incluses.

OBC_Pirate Je me suis donc levé à 5h30 du matin avec mon fils, pour pouvoir participer aux réjouissances situées à 3 heures de rails du Val de Loire ( Aqualys + RER C annulé + BUS ).
En mode motivés, nous sommes donc arrivés à bon port à 10h00, accueillis par une troupe de slow fooders ayant récupéré des légumes de troisième main au Marché de Rungis afin de préparer la Disco Soupe du déjeuner.
Puis Sabine nous à fait visiter le QG de Laurent Ricard, Emmanuelle Roux & Olivier Gendrin, dans lequel j’ai pu croiser des découpes Laser, des imprimantes 3D, des outils de CAO, des RepRaps et des vraies personnes cool aussi.
En vrac ( Attention ! Embedded Marketing ! ^_^ ): Julien de Dood Studio, des gens de chez Small Bang, Benoît et ses Lego® Mindstorms® NXT, les makers de Nancy NYBI.CC, Hélène de La Cantine / Silicon Sentier, Silicon XperienceL’Atelier des médias, sans oublier Ulule, La FonderieCKAB, OuiShare, Le Mouv & RFI
Le Mouv qui au micro de Hajera Mohamad, m’ont interviewé ( > ici a partir de 16:45) à propos des bombes végétales sur le stand d’Oikos grace aux conseils de Maria Concetta Sangrigoli, architecte-urbaniste.

En gros j’explique qu’en mélangeant des parts égales d’essence et de concentré de jus d’orange congelé, on peut faire du napalm et fabriquer toutes sortes d’explosifs avec de simples produits de ménage…Si c’est votre truc.
Tyler ! sors de ce corps ! je n’ai pas dit ça du tout !
En gros j’explique qu’en mélangeant des parts égales de terreau et d’argile, on peut faire des boulettes et fabriquer toutes sortes de bombes végétales avec de simples produits de jardin…si c’est votre truc.

Juste à côté, Josiane et Rafaëla ont animé un atelier « snoods » et « knitting » où les enfants et les grands pouvaient apprendre à faire du crochet, de la couture, des bracelets.
Le lendemain, mes enfants ont passé la journée a tricoter…efficace.
Après une discussion avec des hackers de puces RFID ( merci Arduino ), nous sommes allés construire une belle tirelire magique en bois à l’aide d’une découpe LaserScript 6840.

Conception d’une tirelire magique > (cc) / Hadrien Sayf.

Pause sandwiches ( + Club-Mate ) bien méritée,  Disco Soupe + sérigraphie sur tabliers et conception d’un Rolling Blender (vélo mixeur de jus de fruits).
Direction le 1er étage avec l’excellent projet Jerry/DIY Server et leurs ordinateurs composés de matériaux de récupération, reconditionnés dans des Jerrycan. > ( http://youandjerrycan.tumblr.com ). J’ai bien essayé d’en braquer un pour les filles de  » Détroit je t’aime  » mais les malabars d’Emmabuntüs sont intervenus au dernier moment ! ^_^
Bien joué les gars, ce n’est que partie remise !

Braquage d’un Jerry + Emmabuntüs > (cc) / Hadrien Sayf.

Après cet epic fail, je me suis dit qu’il serait de bon ton de revenir à une éducation saine et sans brigandage. La conférence « Hacker l’éducation » à ce titre avait l’air parfaitement adaptée. Malheureusement, elle était réservée aux patients car après 30 minutes d’attente, toujours pas d’orateurs sur l’estrade. Wathever, j’ai l’internet à la maison et retrouverai le compte rendu sur Unishared en attendant un enregistrement ou une vidéo. Et comme je suis un type super sympa, voici les notes prises par les opiniâtres étudiants. >> Hop-là !

Conférence « Hacker l’éducation » > (cc) / Ophélia Noor.

Sinon, dans les autres rendez-vous manqués pour moi, figurent :
Un cours de jujitsu sémantique/politique organisé par La Rotative, l’atelier upcycling de Wiithaa et sa table modulaire open source, le survival radiophonique, l’anamorphose du studio Súbito, les expériences de Orbe, un atelier de soudure, d’useless boxes, de sécurité informatique, de petits débrouillards etc.
Et puis…acquérir de nouvelles connaissances c’est très bien, mais quand le ventre commence à gargouiller, c’est l’heure du « Coding Goûter » et de tâter du Scratch avec nos biscuits, quelques bananes de Rungis et le Netbook de papa.
Toute manipulation du code de scratch entraîne une modification visuelle, une petite animation de divers éléments. Si vous voulez, avec vos enfants, apprendre à programmer un robot, c’est la porte d’entrée avec poignée accessible à partir de 6 ans.
Coding Goûter Il faut toujours apprendre et réapprendre car il est impossible d’arriver à la maîtrise parfaite d’un code ou d’un langage sur cette terre. Vivre pour étudier (et non l’inverse) that is the Master Key !

Je ne peux évidemment pas terminer cet article sans mentionner les imprimantes 3D, vitrines/mascottes (pour le moment et en attendant la contre-attaque/récupération de l’industrie) des Fab Labs du monde entier.
Il s’agit d’apporter dans un futur (très) proche, une manufacture open source (modifiable donc…) à la maison, juste à côté de votre laptop, en bonne voisine de votre imprimante papier.
Pour 2000 $ aujourd’hui, les architectes (c’est mon fils qui va être content), les designers, les artistes, les scientifiques et même les bricoleurs peuvent s’équiper et commencer à imprimer des objets utiles à leur champs d’action.

L’imprimante 3D de Julien Déprez (Dood) > (cc) / Hadrien Sayf.

Les imprimantes 3D sont des machines qui pourraient bien servir au grand public (fabrication de jouets, d’objets usuels, circuits courts dans l’artisanat).
Pour le moment, nous avons besoin de lieux pour permettre au plus grand nombre de découvrir les possibilités de ces machines, et Il serait réducteur de cantonner le rôle des Maker Space à des prestataires de service pour artistes, ingénieurs, étudiants et retraités aisés.
Lors du séminaire national (15/02/2013) : « Quelle politique nouvelle pour les EPN ? » organisé par la DUI en présence de Mme Fleur Pellerin, Ministre Déléguée chargée des PME, de l’Innovation et de l’Économie Numérique.
J’ai essayé (sans succès) d’interpeller Madame la Ministre avec ce tweet :

Voilà une piste de réflexion URGENTE à prendre en compte, partagée par beaucoup de bibliothécaires 3.0 (voir le Bouillon des Bibliobsédésdont Marie D. Martel (Bibliomancienne) > Les Fab Labs en Bibliothèque : Nouveaux tiers lieux de création.
Des mécènes privés se sont déjà emparés de la question (et des espaces) et les services publics sont donc à la traîne dans la réduction de la fracture numérique et la relocalisation économique.
Introduire les Fab Labs, Maker Space, Brico Labs, Repair Café, Hacker Space dans les EPN (Espace Public Numérique) est une évidence pour les usagers, et les usagers ont souvent (toujours ?) raison.
Donner la possibilité aux citoyens de partager des connaissances, se former tout au long de la vie et d’explorer de nouveaux horizons est une obligation que nos dirigeants doivent MAINTENANT appliquer.
Au pire, si rien ne bouge du côté gouvernemental, les gros financeurs privés s’empareront du concept pour ouvrir des Tech Shops (avec accès payant) dans le monde entier et une flopée de collectifs, d’associations et de citoyens prendront le relais de manière plus ou moins sauvage pour offrir des zones d’autonomie temporaires incontrolables.
La hiérarchie créatrice de l’anarchie.
Pour ma part, étant adepte d’une vue plus universelle et de l’auto-organisation, je pense que tous ces lieux, privés, publics et citoyens peuvent et doivent exister ensembles en étant complémentaires. « L’hétérarchie (eteros, autre en grec) c’est le pouvoir que je reconnais à l’autre à condition qu’il demeure mon égal et que nous convenions ensemble de coopérer sans suivre un plan et sans jamais nous soumettre à une autorité ni nous laisser aliéner par un chef. » (source : Encyclopédie de la Francophonie).
L’Open Bidouille Camp à ce titre, est un succès, l’initiative est en train de se répandre dans toute la France.
Brest organise sa deuxième édition, Bordeaux n’est pas en reste et entre dans la danse > http://openbidouillebordeaux.net <
Il se murmure même qu’à Nantes, des hacktivistes soient décidés à frapper fort le Val de Loire. ^_^

Préparez les brouettes ! les bidouilleurs arrivent en force !

OBC#2 Sources : http://openbidouille.net > http://www.faclab.org > http://owni.fr (ouinnnnn ! revenez !) >

China : The Express Rail Link – West Kowloon Terminus, ( connecting Hong Kong to Guangzhou & Shenzhen ) when completed in 2015, will be the world’s largest underground high-speed rail station, occupying a huge 43 hectares  !
Designed by Andrew Bromberg of international architecture studio Aedas, the terminal will be prepared with 15 tracks for high-speed trains reaching maximum speeds of 124 mph (200 km/h).
The Hong Kong Section of the high-speed rail will shorten the journey time between Hong Kong and Guangzhou significantly from about 100 minutes to 48 minutes.

As a « gateway » to Hong kong, the WKT will function more like an international airport than a rail station.

The converging tracks coming into the terminus station becomes a metaphor for Hong Kong’s own converging forces. A large “Civic Square” opens up toward the cultural district and is defined on the other side with its own outdoor performance amphitheatre.

This undulating building will change the city’s face; the structure’s roof line acts as dynamic-shaped pedestrian trails alongside green spaces ( Highly Vegetated Sculpture Garden ).



The Aedas global network provides consultancy services in architecture, interior design, masterplanning, lan
dscape, urban design and building consultancy in Asia, the Middle East, Europe and the Americas.

Sources >> Aedas.com
Japan-Architect.Co
 +  Andrew Bromberg

Cette semaine, je suis allé faire un petit tour à la bibliothèque…
vous savez, cette structure en dur, accueillant des livres !
Bon je vais vous dire la vérité, je passe environ 40 heures par semaine dans une médiathèque mais je n’ai jamais le temps d’ouvrir un livre pour l’étudier et y noter (au crayon de charpentier) des trucs dedans, y gribouiller quelques signes abstraits pour le lecteur suivant, ce qui aurait le mérite de justifier son choix, un érudit ayant déjà pris ce livre avant lui…
Hummm, donc…
Je disais… ah oui ! J’ai donc emprunté à mon employeur un livre tout petit (souvenez-vous que je n’ai pas le temps blablabla…) mais vraiment sympa.
Une sorte de catalogue nommé tout « simplement » :
Manuel de botanique urbaine Les espèces du mobilier urbain illustrées et commentées par Legoville

Manuel de botanique urbaine

C’est un catalogue présentant quelques objets urbains de manière scientifique (et historique) établissant ainsi « un inventaire du mobilier urbain » à la manière des botanistes.
Nous apprendrons par exemple au sujet de « la borne » que :
« … Au cours du xxe siècle, le trottoir va s’avérer une protection insuffisante pour les piétons face à l’invasion de l’automobile. Ainsi, piquets métalliques (Terminus palus), barrières continues en métal (Transenna terminalis), potelets avec chaînes (Catena terminalis), bornes escamotables (Terminus furtivus) ou plots de béton (Terminus mutus) sont quelques-unes des nouvelles espèces qui ont regagné la place perdue par les anciennes bornes. Parfois, ces objets sont également destinés à protéger un autre mobilier urbain. Ainsi, ayant perdu ses nobles fonctions d’antan, la borne n’a aujourd’hui qu’un humble statut de serviteur. »

Héhéhé ! je vous ai vu saliver à l’idée de lire la suite des 50 pages de ce format 18 x 24 cm … allez ! vous pouvez enlever la bave de votre clavier, je vous montre à quoi ça ressemble :

Ce manuel à été publié à l’occasion de l’installation « Botanique urbaine » au parc des Bastions de Genève, du 29 février 2008 au 28 février 2009 (oui bon, j’ai 3 ans de retard y’à quoi ?) soutenue par le fond d’art contemporain (Fmac pour les intimes) et le service d’aménagement urbain et de la mobilité de la Ville de Genève. Check ce lien si t’es malin !

Niklaus Strobel & Anna Larocca

Legoville c’est Anna Larocca & Niklaus Strobel.
Ils s’intéressent à l’espace public et leurs interventions artistiques cherchent à mettre en évidence des relations historiques et sociales qui sont impliquées dans cet espace.
Ils pratiquent avec un grand plaisir le détournement et la narration.

Si vous voulez acheter ce livre, c’est encore possible au prix de 12€ ici !

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Attention les mirettes !
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dvdp.tumblr.com

Born in the streets of Oakland, (SF, California) scraper bikes first gained attention as a trend in bicycle customization that spread with viral speed, thanks to YouTube. Since the Scraper Bike video debuted two years ago, they’ve become much more: a practical means of greening urban space, a social movement, and a rallying point for young people organizing against violence in their communities.

Tyrone « Baby Champ » Stevenson, who styles himself the Scraper Bike King, says the first scraper bikes were created by Oakland teens who coveted, but could not afford, scraper cars — souped-up sedans painted with bright colors and with rims so large they scrape the undercarriage. Scraper bikes are such a hit that many teens skip the cars and keep pedaling well past the age of 16.

Baby Champ organize the annual « Bike 4 Life » ride to call for an end to violence in Oakland’s neighborhoods. « We’re trying to bring together a gun truce, » he says, « because a lot of people in our community are dying from guns. »


 » The Scraper Bike Movement seeks to capture the creativity of youth living within dangerous communities.
It gives them a positive outlet that is fun, educational, and promotes healthy lifestyles.
The Scraper Bike Movement offers youth a sustainable group of peers that is positive and motivating.
We want to expand and enlighten young peoples perspective on life through fixing and painting bicycles.
Our goal is to support youth entrepreneurship and cultural innovation. »

In order to become a member of the Original Scraper Bike Team, you must: Be a resident of Oakland, CA.
Be at least 7y/o or older. Maintain A 3.0 Grade Point Average (GPA), Create your own Scraper Bike…
(It Has To Be Amazing, Or Else You Can’t Ride.) A single-file line when riding.
After 10 rides The Scraper Bike King and his Captains will decide if your bike is up to standards and if you can follow simple guidelines. After your evaluation we will consider you a member and honor you with an Original Scraper Bike Team Shirt.
Only worn when Mobbin’ Stay posted to our website for all upcoming Scraper Bike Rides… »
— The Scraper Bike King

A film by Drea Cooper & Zackary Canepari


http://www.originalscraperbikes.blogspot.com/

The Pentagon’s Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) is seeking proposals for a Humvee that can fly over insurgents, conduct night raids or whisk injured soldiers away from the battlefield. Textron, the defense company, says it has the solution—and they have the sketches to prove it.

Sure, the concept looks like a model car you might buy at Toys R’ Us, but the technology is sound, and the engineers think it could be ready to fly relatively soon, according to Steven Reid, vice president of unmanned aircraft systems at AAI, the Textron subsidiary that produced the Shadow UAV.
« Envision a Humvee-like vehicle with wings that fold out from the side and attach just above the rear door… » Reid says.

Textron’s plan is to integrate its work on military ground vehicles and unmanned aircraft like the Shadow, and combine it with licensed technology from its partnership with Carter Aviation Technologies, a small Texas-based outfit working on a personal air vehicle for the commercial market. Textron is incorporating Carter’s slowed compound rotor technology, which uses rotors that are similar to helicopter blades but heavily weighted in the tips. As the aircraft takes off, the rotor provides lift, but as the vehicle gains speed, the rotor slows down and the wings provide lift.
The vehicle would have a roof panel that contains wings that rotate and fold out from the sides, as well as a mast that comes up and houses the slowed rotor system. Coming out the back of the vehicle is a shrouded, ducted fan that provides forward motion, and then a series of control surfaces that help regulate speed, as well as pitch, roll and yaw.

To win funding for the project that DARPA formally calls Transformer, the company has to meet a challenging set of demands. The defense agency has asked companies and researchers to come up with a flyable vehicle that can carry up to four people, is capable of vertical takeoff and landing and can travel without having to refuel at ranges for 250 nautical miles (with a combination of driving and flying). While DARPA officials have talked about such a vehicle for avoiding roadside bombs, they are also considering it for a variety of missions, including « strike and raid, intervention, interdiction, insurgency and counterinsurgency, reconnaissance, medical evacuation and logistical supply. »

For veteran defense companies like Textron, the DARPA project did elicit some surprise. « I have to admit… » recalls Reid, « we scratched our heads and asked: Is this real? » But if the goal of DARPA’s Transformer project to hunt down innovative technologies that may lie resident at nontraditional defense companies, then Textron’s approach, which draws heavily on Carter Aviation, may pave the way.
Despite the far-out notion of a flying Humvee, Reid says the company’s engineers are intrigued by the idea of pushing the envelope on aircraft technology, and the concept fits well with ideas they already have about combining manned and unmanned aircraft, particularly helicopters. While Reid jokes about flying cars not being in Textron’s « five-year plan » he says the DARPA program is exciting because it allows the company to build off Carter Aviation’s technology, and perhaps incorporate that into the Shadow UAV.
« Quite frankly, our hopes are quite modest… » Reid says. « We don’t have visions of fleet sales of flying Humvees quite yet. »

By SHARON WEINBERGER (Pop Mech)

http://www.darpa.mil/

Eloisa Cartonera is an independent book publisher where Buenos Aires’ that sells recycled, hand painted books written by some of Latin America’s most dynamic young writers.
VC2 producers Steven Tagle and Sarah Gilbert profile the publisher’s founder as well as interview some of the young street kids who collect the cardboard and paint the books.

Every night, the streets of Buenos Aires fill with those who, before Argentina’s economic collapse, did not exist.
These ‘new’ visitors are the cartoneros, the men, women and children who sift through the city’s garbage and at dawn take the paper and cardboard to sell in exchange for cash. In 2002, one of the biggest currency devaluations in history attracted foreign tourists and tens of thousands of cartoneros to the city. Tourists compare Buenos Aires with Paris – though for the cartoneros, recruited by unemployment and an astronomical rise in the price of paper, the place is more an inferno of poverty. But it could be that the collapse has engendered, as well as poor people, creative alternatives inside the inferno.

‘It will become the most important publisher in the country, I’m sure of it.’ This doesn’t seem improbable when Washington Cucurto, writer and one of three founders of Eloísa Cartonera, says it. This is the first publisher to produce books with covers of cardboard, collected and hand-painted by cartoneros. Eloísa is autogestionado, a ‘self-start’ undertaking that has already published more than 20 titles, some by unpublished authors, others by well-established ones.

Ricardo Piglia, one of the most important living Argentinean writers, has donated a story for Eloísa to publish, as has César Aira, whose Mil Gotas, an unedited nouvelle, has already sold 800 copies – considerably exceeding the average sales of local authors by major publishers in Argentina.

The publishing experiment – made up of four cartoneros turned- artisans and three artists – has had extraordinary results. Their books break the boundary that separates intellectual production from the street and poverty, for Eloísa Cartonera links up those who rarely meet: the cartonero and the writer.

‘That is an historic alliance,’ explains Piglia. ‘New networks are being created in Argentina, and writers are finding ways to connect themselves to the new social situation. It’s not about making a cult of poverty, but rather, not allowing oneself to be intimidated by it.’

Writers report with words, but Eloísa converts those words into a working tool to give to someone who’s unemployed.

Without access to credit – scarce since the economic collapse – nor help from the state; without a formal distribution system or publicity, but with hand-painted covers which make every book unique, with the artisanal work of fourcartoneros who until a few months before were scouring the city at night in search of cardboard, few people now doubt that Eloísa Cartonera is the cultural event of the year in Argentina.

Piglia echoes this when he says: ‘Literature is a strange industry that shifts a lot of money… but impoverishes the writers. A very modern factory that sustains itself on the archaic work of those who write in a room. Eloísa is closer to that [archaic] location.’ And, distanced from the big business of publishing, it is enlarging the circle of readers with the cheapest books on the market, selling in the most popular bookshops for a dollar apiece.

Washington Cucurto – known for his portrayals of the Buenos Aires underworld – divides his time between the municipal library where he works, and the workshop where the books are produced. Here, on one of the shelves, is Eloísa’s latest gem: the posthumous work of the Brazilian poet Haroldo de Campos, a bilingual edition of a previously unpublished work in two volumes. Cucurto says with pride: ‘It’s our best book; not yet published in Brazil.’

Fixing the photocopied pages of a book to the cardboard cover, Cucurto explains how they pay five times what the recycling companies pay for the materials that the cartoneros bring.

All the books are made with photocopied pages. ‘We have a dream of buying a press to bring down costs, but we don’t yet have enough money,’ he says.

Here there are no plans to take over the means of production, nor to abolish waged work; what’s at stake is subsistence, the daily plate of food. For unemployment, in a state that prioritizes the payment of debt to Japanese or Italian bondholders, means hunger.

‘The project comes out of necessity,’ explains Cucurto, whose small publishing house crumbled when the devaluation of 2002 increased the price of imported paper by 300 per cent in a few months. ‘Would that many Eloísas might appear so that people might live a little better,’ he adds.

Every evening at six a train arrives in Buenos Aires from the suburbs. That’s how the cartoneros travel: on the Tren Blanco (‘White Train’) which the rail company – privatized, like everything else, in the neoliberal feast of the 1990s – puts on for the use of the ‘new’ visitors. Some mothers leave their children in special kindergartens for cartonero kids; other children follow their parents and collect cardboard. The return train leaves every day after midnight. As I am about to go, I ask Cucurto about the future of Eloísa. ‘I can’t think about the future,’ he replies. ‘I only think about the work of today, from one day to the next.’

Eloísa Cartonera talked with Tomás Bril

To contact Eloísa Cartonera, email jsbarilaro@hotmail.com
http://www.eloisacartonera.com.ar

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