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Technology

TODAY, FEBRUARY 11TH, 2014
THE DAY WE FIGHT BACK
AGAINST MASS SURVEILLANCE

The Day We Fight Back

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DEAR USERS OF THE INTERNET,

In January 2012 we defeated the SOPA and PIPA censorship legislation with the largest Internet protest in history. Today we face another critical threat, one that again undermines the Internet and the notion that any of us live in a genuinely free society: mass surveillance.

In celebration of the win against SOPA and PIPA two years ago, and in memory of one of its leaders, Aaron Swartz, we are planning a day of protest against mass surveillance, to take place this February 11th.

Together we will push back against powers that seek to observe, collect, and analyze our every digital action. Together, we will make it clear that such behavior is not compatible with democratic governance. Together, if we persist, we will win this fight.

https://thedaywefightback.org

Durant ces cinq dernières années, La Quadrature du Net a alerté et fait campagne contre ACTA.
À présent, il est essentiel de rester mobilisés, afin de mettre un terme à l’escalade répressive imposant des dispositifs qui mettent à mal Internet et les libertés fondamentales.

Financer les actions des activistes à plein temps et des bénévoles

L’infrastructure de La Quadrature du Net permet à trois activistes à plein temps, à un mi-temps, ainsi qu’à une stagiaire de travailler ensemble dans un espace commun à Paris. Cet espace permet aux bénévoles de participer à des ateliers et à des campagnes. Le financement permet également d’organiser des actions citoyennes, comme faire venir des citoyens de toute l’Europe au Parlement Européen.

Vous n’avez pas d’argent ?

Vous pouvez propager cet appel, le relayer sur votre blog ou sur les réseaux sociaux, en parler autour de vous et expliquer l’importance des actions de la Quadrature du Net. Ce soutien est primordial, la Quadrature n’existe que par les gens qui partagent ses convictions.
Jour après jour, vous pouvez soutenir La Quadrature du Net en participant à ses actions..
Les dons financiers aident la Quadrature à agir quotidiennement en payant ses activistes financés, les frais induits par son activité et les défraiements, mais la Quadrature ne serait rien sans les personnes qui donnent de leur temps, leurs compétences et leur énergie pour porter ses actions et se les approprier.
N’hésitez pas à entrer en contact avec eux pour trouver une façon d’aider qui vous corresponde !

Vous avez de l’argent ?

Vous pouvez cliquer sur l’image ci-dessous pour faire un don (petit ou grand) et participer à la protection de l’universalité, la liberté d’expression et la neutralité du net.

Soutenez La Quadrature du Net contre ACTA et au-delà !

>>>>> http://www.laquadrature.net <<<<<

Don't ----- The InternetTwitter : @laquadrature

Pour explorer le champ des possibles, le bricolage est la méthode la plus efficaceécrivait Hubert Reeves ( L’Espace prend la forme de mon regard ).

En matière de bricolage et d’exploration, il n’y a pas de méthode unique pour commencer à utiliser nos petites mains connectées à notre mega-chouette cortex.
Visiblement, la toute fraîche association « Open Bidouille » a intégré ce concept astrophysique, certainement influencée par deux xénomorphes rescapées du crash d’un OWNI tant regretté.

Owni-that's all folks

Si on peut plus camper sous les étoiles sans faire tomber un bidouilleur. Il va nous en arriver des pleines brouettes !

Samedi 16 février, au FacLab de Gennevilliers ( Université de Cergy-Pontoise ) pour le premier anniversaire de ce repère de makers, avait lieu la deuxième édition de l’Open Bidouille Camp, grande fête de la débrouille inspirée des Maker Faire états-uniens.
Au menu de la formule, des ateliers gratuits en veux-tu en voilà consacrés au DIY (Do It Yourself), recettes incluses.

OBC_Pirate Je me suis donc levé à 5h30 du matin avec mon fils, pour pouvoir participer aux réjouissances situées à 3 heures de rails du Val de Loire ( Aqualys + RER C annulé + BUS ).
En mode motivés, nous sommes donc arrivés à bon port à 10h00, accueillis par une troupe de slow fooders ayant récupéré des légumes de troisième main au Marché de Rungis afin de préparer la Disco Soupe du déjeuner.
Puis Sabine nous à fait visiter le QG de Laurent Ricard, Emmanuelle Roux & Olivier Gendrin, dans lequel j’ai pu croiser des découpes Laser, des imprimantes 3D, des outils de CAO, des RepRaps et des vraies personnes cool aussi.
En vrac ( Attention ! Embedded Marketing ! ^_^ ): Julien de Dood Studio, des gens de chez Small Bang, Benoît et ses Lego® Mindstorms® NXT, les makers de Nancy NYBI.CC, Hélène de La Cantine / Silicon Sentier, Silicon XperienceL’Atelier des médias, sans oublier Ulule, La FonderieCKAB, OuiShare, Le Mouv & RFI
Le Mouv qui au micro de Hajera Mohamad, m’ont interviewé ( > ici a partir de 16:45) à propos des bombes végétales sur le stand d’Oikos grace aux conseils de Maria Concetta Sangrigoli, architecte-urbaniste.

En gros j’explique qu’en mélangeant des parts égales d’essence et de concentré de jus d’orange congelé, on peut faire du napalm et fabriquer toutes sortes d’explosifs avec de simples produits de ménage…Si c’est votre truc.
Tyler ! sors de ce corps ! je n’ai pas dit ça du tout !
En gros j’explique qu’en mélangeant des parts égales de terreau et d’argile, on peut faire des boulettes et fabriquer toutes sortes de bombes végétales avec de simples produits de jardin…si c’est votre truc.

Juste à côté, Josiane et Rafaëla ont animé un atelier « snoods » et « knitting » où les enfants et les grands pouvaient apprendre à faire du crochet, de la couture, des bracelets.
Le lendemain, mes enfants ont passé la journée a tricoter…efficace.
Après une discussion avec des hackers de puces RFID ( merci Arduino ), nous sommes allés construire une belle tirelire magique en bois à l’aide d’une découpe LaserScript 6840.

Conception d’une tirelire magique > (cc) / Hadrien Sayf.

Pause sandwiches ( + Club-Mate ) bien méritée,  Disco Soupe + sérigraphie sur tabliers et conception d’un Rolling Blender (vélo mixeur de jus de fruits).
Direction le 1er étage avec l’excellent projet Jerry/DIY Server et leurs ordinateurs composés de matériaux de récupération, reconditionnés dans des Jerrycan. > ( http://youandjerrycan.tumblr.com ). J’ai bien essayé d’en braquer un pour les filles de  » Détroit je t’aime  » mais les malabars d’Emmabuntüs sont intervenus au dernier moment ! ^_^
Bien joué les gars, ce n’est que partie remise !

Braquage d’un Jerry + Emmabuntüs > (cc) / Hadrien Sayf.

Après cet epic fail, je me suis dit qu’il serait de bon ton de revenir à une éducation saine et sans brigandage. La conférence « Hacker l’éducation » à ce titre avait l’air parfaitement adaptée. Malheureusement, elle était réservée aux patients car après 30 minutes d’attente, toujours pas d’orateurs sur l’estrade. Wathever, j’ai l’internet à la maison et retrouverai le compte rendu sur Unishared en attendant un enregistrement ou une vidéo. Et comme je suis un type super sympa, voici les notes prises par les opiniâtres étudiants. >> Hop-là !

Conférence « Hacker l’éducation » > (cc) / Ophélia Noor.

Sinon, dans les autres rendez-vous manqués pour moi, figurent :
Un cours de jujitsu sémantique/politique organisé par La Rotative, l’atelier upcycling de Wiithaa et sa table modulaire open source, le survival radiophonique, l’anamorphose du studio Súbito, les expériences de Orbe, un atelier de soudure, d’useless boxes, de sécurité informatique, de petits débrouillards etc.
Et puis…acquérir de nouvelles connaissances c’est très bien, mais quand le ventre commence à gargouiller, c’est l’heure du « Coding Goûter » et de tâter du Scratch avec nos biscuits, quelques bananes de Rungis et le Netbook de papa.
Toute manipulation du code de scratch entraîne une modification visuelle, une petite animation de divers éléments. Si vous voulez, avec vos enfants, apprendre à programmer un robot, c’est la porte d’entrée avec poignée accessible à partir de 6 ans.
Coding Goûter Il faut toujours apprendre et réapprendre car il est impossible d’arriver à la maîtrise parfaite d’un code ou d’un langage sur cette terre. Vivre pour étudier (et non l’inverse) that is the Master Key !

Je ne peux évidemment pas terminer cet article sans mentionner les imprimantes 3D, vitrines/mascottes (pour le moment et en attendant la contre-attaque/récupération de l’industrie) des Fab Labs du monde entier.
Il s’agit d’apporter dans un futur (très) proche, une manufacture open source (modifiable donc…) à la maison, juste à côté de votre laptop, en bonne voisine de votre imprimante papier.
Pour 2000 $ aujourd’hui, les architectes (c’est mon fils qui va être content), les designers, les artistes, les scientifiques et même les bricoleurs peuvent s’équiper et commencer à imprimer des objets utiles à leur champs d’action.

L’imprimante 3D de Julien Déprez (Dood) > (cc) / Hadrien Sayf.

Les imprimantes 3D sont des machines qui pourraient bien servir au grand public (fabrication de jouets, d’objets usuels, circuits courts dans l’artisanat).
Pour le moment, nous avons besoin de lieux pour permettre au plus grand nombre de découvrir les possibilités de ces machines, et Il serait réducteur de cantonner le rôle des Maker Space à des prestataires de service pour artistes, ingénieurs, étudiants et retraités aisés.
Lors du séminaire national (15/02/2013) : « Quelle politique nouvelle pour les EPN ? » organisé par la DUI en présence de Mme Fleur Pellerin, Ministre Déléguée chargée des PME, de l’Innovation et de l’Économie Numérique.
J’ai essayé (sans succès) d’interpeller Madame la Ministre avec ce tweet :

Voilà une piste de réflexion URGENTE à prendre en compte, partagée par beaucoup de bibliothécaires 3.0 (voir le Bouillon des Bibliobsédésdont Marie D. Martel (Bibliomancienne) > Les Fab Labs en Bibliothèque : Nouveaux tiers lieux de création.
Des mécènes privés se sont déjà emparés de la question (et des espaces) et les services publics sont donc à la traîne dans la réduction de la fracture numérique et la relocalisation économique.
Introduire les Fab Labs, Maker Space, Brico Labs, Repair Café, Hacker Space dans les EPN (Espace Public Numérique) est une évidence pour les usagers, et les usagers ont souvent (toujours ?) raison.
Donner la possibilité aux citoyens de partager des connaissances, se former tout au long de la vie et d’explorer de nouveaux horizons est une obligation que nos dirigeants doivent MAINTENANT appliquer.
Au pire, si rien ne bouge du côté gouvernemental, les gros financeurs privés s’empareront du concept pour ouvrir des Tech Shops (avec accès payant) dans le monde entier et une flopée de collectifs, d’associations et de citoyens prendront le relais de manière plus ou moins sauvage pour offrir des zones d’autonomie temporaires incontrolables.
La hiérarchie créatrice de l’anarchie.
Pour ma part, étant adepte d’une vue plus universelle et de l’auto-organisation, je pense que tous ces lieux, privés, publics et citoyens peuvent et doivent exister ensembles en étant complémentaires. « L’hétérarchie (eteros, autre en grec) c’est le pouvoir que je reconnais à l’autre à condition qu’il demeure mon égal et que nous convenions ensemble de coopérer sans suivre un plan et sans jamais nous soumettre à une autorité ni nous laisser aliéner par un chef. » (source : Encyclopédie de la Francophonie).
L’Open Bidouille Camp à ce titre, est un succès, l’initiative est en train de se répandre dans toute la France.
Brest organise sa deuxième édition, Bordeaux n’est pas en reste et entre dans la danse > http://openbidouillebordeaux.net <
Il se murmure même qu’à Nantes, des hacktivistes soient décidés à frapper fort le Val de Loire. ^_^

Préparez les brouettes ! les bidouilleurs arrivent en force !

OBC#2 Sources : http://openbidouille.net > http://www.faclab.org > http://owni.fr (ouinnnnn ! revenez !) >

China : The Express Rail Link – West Kowloon Terminus, ( connecting Hong Kong to Guangzhou & Shenzhen ) when completed in 2015, will be the world’s largest underground high-speed rail station, occupying a huge 43 hectares  !
Designed by Andrew Bromberg of international architecture studio Aedas, the terminal will be prepared with 15 tracks for high-speed trains reaching maximum speeds of 124 mph (200 km/h).
The Hong Kong Section of the high-speed rail will shorten the journey time between Hong Kong and Guangzhou significantly from about 100 minutes to 48 minutes.

As a « gateway » to Hong kong, the WKT will function more like an international airport than a rail station.

The converging tracks coming into the terminus station becomes a metaphor for Hong Kong’s own converging forces. A large “Civic Square” opens up toward the cultural district and is defined on the other side with its own outdoor performance amphitheatre.

This undulating building will change the city’s face; the structure’s roof line acts as dynamic-shaped pedestrian trails alongside green spaces ( Highly Vegetated Sculpture Garden ).



The Aedas global network provides consultancy services in architecture, interior design, masterplanning, lan
dscape, urban design and building consultancy in Asia, the Middle East, Europe and the Americas.

Sources >> Aedas.com
Japan-Architect.Co
 +  Andrew Bromberg

Cette semaine, je suis allé faire un petit tour à la bibliothèque…
vous savez, cette structure en dur, accueillant des livres !
Bon je vais vous dire la vérité, je passe environ 40 heures par semaine dans une médiathèque mais je n’ai jamais le temps d’ouvrir un livre pour l’étudier et y noter (au crayon de charpentier) des trucs dedans, y gribouiller quelques signes abstraits pour le lecteur suivant, ce qui aurait le mérite de justifier son choix, un érudit ayant déjà pris ce livre avant lui…
Hummm, donc…
Je disais… ah oui ! J’ai donc emprunté à mon employeur un livre tout petit (souvenez-vous que je n’ai pas le temps blablabla…) mais vraiment sympa.
Une sorte de catalogue nommé tout « simplement » :
Manuel de botanique urbaine Les espèces du mobilier urbain illustrées et commentées par Legoville

Manuel de botanique urbaine

C’est un catalogue présentant quelques objets urbains de manière scientifique (et historique) établissant ainsi « un inventaire du mobilier urbain » à la manière des botanistes.
Nous apprendrons par exemple au sujet de « la borne » que :
« … Au cours du xxe siècle, le trottoir va s’avérer une protection insuffisante pour les piétons face à l’invasion de l’automobile. Ainsi, piquets métalliques (Terminus palus), barrières continues en métal (Transenna terminalis), potelets avec chaînes (Catena terminalis), bornes escamotables (Terminus furtivus) ou plots de béton (Terminus mutus) sont quelques-unes des nouvelles espèces qui ont regagné la place perdue par les anciennes bornes. Parfois, ces objets sont également destinés à protéger un autre mobilier urbain. Ainsi, ayant perdu ses nobles fonctions d’antan, la borne n’a aujourd’hui qu’un humble statut de serviteur. »

Héhéhé ! je vous ai vu saliver à l’idée de lire la suite des 50 pages de ce format 18 x 24 cm … allez ! vous pouvez enlever la bave de votre clavier, je vous montre à quoi ça ressemble :

Ce manuel à été publié à l’occasion de l’installation « Botanique urbaine » au parc des Bastions de Genève, du 29 février 2008 au 28 février 2009 (oui bon, j’ai 3 ans de retard y’à quoi ?) soutenue par le fond d’art contemporain (Fmac pour les intimes) et le service d’aménagement urbain et de la mobilité de la Ville de Genève. Check ce lien si t’es malin !

Niklaus Strobel & Anna Larocca

Legoville c’est Anna Larocca & Niklaus Strobel.
Ils s’intéressent à l’espace public et leurs interventions artistiques cherchent à mettre en évidence des relations historiques et sociales qui sont impliquées dans cet espace.
Ils pratiquent avec un grand plaisir le détournement et la narration.

Si vous voulez acheter ce livre, c’est encore possible au prix de 12€ ici !

William Higginbotham, an American physicist, designed in 1958 by an oscilloscope and an analog computer video game called Tennis for Two.

William Higinbotham, an American physicist, designed in 1958 by an oscilloscope and an analog computer video game called Tennis for Two.

La gestion mondiale du conflit a migré vers le Complexe Militaro-Divertissement (Militaro-Entertainment Complex), le domaine de la culture, les médias et les industries créatives.
Un réseau postindustriel liant armée, médias et divertissement a pris le pouvoir et a créé de nouveaux seigneurs de la guerre et des sorciers de la domination symbolique et du maintien de la paix informationnelle. Basé sur l’expérience subjective de l’instabilité et de l’insécurité, le désir est transféré vers l’appareil de sécurité informationnelle et façonne la société pour la mener à des implications autoritaires de régression et de dépendance psychologique.
La collaboration de Walt Disney et de Wernher von Braun, l’expert de Disney sur le « Monde de demain » (World of Tomorrow), visant à vendre aux publics terrestres l’idée de l’espace à l’aide de programmes télévisuels traitant de l’Homme dans l’espace (Man in Space) ou de l’Homme sur la Lune (Man and the Moon), était hautement symbolique.
Il s’agit d’un moment historique qui marque le commencement d’une nouvelle ère de domination géopolitique, la convergence de la sécurité et de la culture et la montée du Complexe de Militaro-Divertissement. Par le mariage des cieux et de la Terre fusionnent le spectacle militaire total et la culture du maintien de la paix. Ceci marque les noces chymiques des technologies de guerre et de l’imagination, la naissance du nouveau moonchild du militaro-divertissement et la conception de l’art de la guerre cosmique. Pong (Tennis For Two : ndlr), le tout premier jeu vidéo et sans doute le premier jeu sur ordinateur, a été développé au Laboratoire National de Brookhaven en 1958 en se basant sur les graphiques des trajectoires de missiles. Il s’agissait d’un sous-produit de la DARPA , alors que Chase, le premier jeu vidéo joué sur un téléviseur en 1967, avait été écrit par Ralph Baer en tant que membre de la compagnie électronique militaire Sanders Associates et était destiné à l’entraînement militaire.
Dès le début, des jeux tels que Space Invaders ou Pac-Man ont essentiellement mis en scène des scénarios d’invasion d’aliens ou de profanateurs et, aujourd’hui, le divertissement numérique a pu nous être proposé grâce des investissements de grande envergure de la recherche militaire dans le domaine des sciences informatiques durant la Guerre Froide. Depuis, les technologies des jeux de guerre, des simulations et des jeux récréatifs sur ordinateur ont convergé, et aujourd’hui les jeux vidéos et autres divertissements informatiques sont en train de prendre le pas sur la prépondérance culturelle et économique de l’industrie du cinéma. La Guerre Virtuelle se déroule à Hollywood où les frontières entre les simulations par ordinateur menées à des fins militaires, les jeux vidéo et la création graphique sont depuis longtemps abolies au profit d’une coopération mutuelle.
Ce que John Naisbitt a nommé le Complexe Militaro-Nintendo fait référence à une collaboration sans cesse grandissante de secteurs tels que les high-techs, les médias, le militaire et les renseignements, et impliquant du personnel et des technologies issues à la fois de l’industrie sécuritaire et de l’industrie du divertissement dans des entreprises de coopération.
Un mariage païen entre le complexe sécuritaire et l’industrie du divertissement a donné naissance à ce que les experts considèrent désormais comme le futur de la gestion du conflit post-humain.
Ce développement crée une fusion entre la simulation numérique et le factuel, entre le virtuel et le réel et, par conséquent, la disparition des frontières existant entre fantaisie et réalité.

Konrad Becker, chercheur.
Article publié dans Planète Laboratoire N°4, octobre 2011 (page 16).

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